Centaures, quand nous étions enfants – La magie d’un spectacle

Chaque spectacle du Théâtre du Centaure repose sur une magie puissante et simple : 1 + 1 = 1.

Leur dernier ne fait pas exception et c’est sur cette proposition que s’installe la pièce Centaures, quand nous étions enfants.

J’étais là lors de la représentation du 20 décembre au théâtre de Brive.

Centaures, quand nous étions enfants

 

Magie noire

Quatre acteurs. Deux humains, Camille et Manolo. Deux chevaux : Gaïa, un étalon frison et Indra, un étalon pure race espagnol , tous deux à la robe d’ébène.

Un écrivain et metteur en scène, Fabrice Melquiot

“C’est l’histoire d’une fille avec un garçon.” Les premiers mots de la pièce.

Noirs, les vêtements de Camille, la fille,  et Manolo, le garçon. Noires, les robes de Gaïa et Indra. Alors pourquoi est-ce que je me souviens surtout de la lumière ? La virtuosité des cavaliers, la splendeur des corps équins, les magnifiques éclairages de Jean-Marc Serre écartent les ténèbres.

Magie des souvenirs

Ce spectacle raconte comment Camille et Manolo ont grandi, vers le rêve de devenir centaures, et comment cela s’est accompli.

Sur la scène du théâtre, une grande surface obscure sur laquelle les chevaux peuvent se déplacer sans peine. Sur le fond de la scène sont projetées les images d’un passé d’enfance. Des moments en famille, des sourires d’enfants, des rêves d’enfants aussi. Et des rencontres. La très belle rencontre de Manolo avec son premier poney, Mustang :  “Bonjour Mustang. Je m’appelle Manolo. Je suis d’accord pour t’appartenir. Toi, tu n’es pas obligé. On apprendra à être ensemble et puis je te demanderai de changer ma vie à jamais, si tu veux bien.”  Cette déclaration que nous avons tous faite à notre premier cheval, sans en avoir les mots.

Magie des lieux

La magie des rêves d’enfants que les chevaux amènent dans le réel. “Notre château ne sera pas un château. Ce sera un pas-château. Un joli pas-château avec des pas-tours, un pas-donjon et des pas-gardes à l’entrée.”

De ce rêve est né un lieu magique à Marseille. Des espaces et des écuries en teck, travaillés par des ouvriers venus de Java. Un chapiteau. Une merveille…

 Cheval à la porte de son box

Espace en teck sculpté du Théâtre du Centaure

 

Magie d’une métamorphose

Du petit cheval de bois à bascule posé sur un côté de la scène dès avant le spectacle jusqu’au centaure abouti derrière lequel retombe le silence et l’obscurité de la fin du spectacle, chaque acteur-personnage traverse les différents états de l’homme et de l’animal. “L’utopie du centaure, c’est l’utopie de dire que l’on n’existe pas tout seul, on n’existe que dans la relation à l’autre,” dit Manolo.

Et nous, spectateurs, d’être immergés, le temps d’un spectacle, dans la magie de l’ombre et de la lumière, de l’homme et de l’animal, de l’altérité et de l’union, du centaure.

CENTAURES QUAND NOUS ÉTIONS ENFANTS – TEASER from Théâtre du Centaure on Vimeo.

Ce spectacle est l’un des très beaux spectacles où les animaux sont des acteurs à part entière. Retrouvez-en un autre ici.

Cet article participe à la Cavalcade des blogs créée par Gaëlle du blog Cheval facile.  Cette édition de la Cavalcade est organisée par Clotilde du blog Flâneries mystiques sur le thème de la magie.

Vous trouverez toutes les indications sur la mouture de la Cavalcade des blogs du mois de janvier ici.

Spread the love
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

7 thoughts on “Centaures, quand nous étions enfants – La magie d’un spectacle

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.