Accueillir des poules chez soi : le parcours

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Nous avons déjà vu comment loger nos poules en choisissant soigneusement leur poulailler.  Il est temps maintenant de réfléchir aux lieux où elles vont passer l’essentiel de leur journée : le parcours.
C’est un endroit essentiel, à la fois pour leur épanouissement et également, si vous n’êtes pas sensible au bien-être animal, pour la qualité de leurs oeufs. On voit malheureusement trop souvent une volée d’une dizaine de poules, enfermées dans un enclos pelé de 25 mètres carrés, surface pour une seule poule. C’est une catastrophe, en termes de maltraitance, mais également sur le plan sanitaire puisque les poules vont patauger dans un espace où seront rassemblés tous les parasites et les germes pathogènes les plus divers. Ces pauvres poules ne vivent pas vieilles et cela serre le coeur de les voir ainsi, élevées dans des conditions aussi épouvantables. Malheureusement dans un pays où l’on croit encore à l’animal-machine, le bien-être des poules n’est pas une priorité.
Bon ! Mais nous, nous voulons que nos poulettes se sentent bien chez elles.
Poule seule dans un pré
Photo de Hans Verwoerd

Une taille raisonnable

Un parcours doit proposer au tout petit minimum 10 mètres carrés pour une poule naine et 15 mètres carrés pour une poule de grande race. Mais 20 et 25 mètres carrés respectivement sont quand même mieux. Cela dit, si vous avez la possibilité de leur ouvrir quelques heures par jour la porte de l’enclos sur le jardin, ça peut compenser..

Si vous ne pouvez pas leur accorder autant d’espace, il faut penser à les supplémenter en verdure. Il faudra également diviser les parcelles pour pouvoir les déparasiter ou leur permettre de se régénérer et  apporter aux poules suffisamment de protéines animales pour leur éviter des carences. Cela nécessite plus d’organisation et de travail que d’élever des poules en liberté.

 

Parcours de Poule house
A Poulehouse, les parcours récemment créés sont pelés autour des bâtiments (parfaits pour les bains de poussière) mais on plante des arbustes afin d’ apporter couvert et ombre.

 

Chez moi, les poules sont en liberté. Elles vont et viennent dans un espace de plus de 5000 mètres carrés qui n’est pas clos – quelques mètres carrés appartiennent aux voisins. C’est un risque que je prends car alors, mes poulettes ne sont pas à l’abri d’une attaque diurne de renard (par deux fois, un animal a emporté un jeune coq en pleine journée, en sept ans) ni de celle d’un autour des palombes : ma jolie vorwerk, Lolicotte, a été ainsi tuée dans une attaque aérienne, un jour de  février, par un autour en migration. Je n’ai malheureusement pas les moyens de clore tout mon terrain. Mais si je gagne au loto, promis : ce sera clôture électrique avec miradors et gardes armés tous les 20 mètres, brigade canine, douves avec crocodiles… En attendant, je préfère les regarder vivre leur vie sans contrainte plutôt que les enfermer dans un espace trop restreint.

Pour Christine Leterrier, chercheuse à l’unité de recherche avicole de l’INRA de Tours, “un immense pré vide n’est d’aucun intérêt pour les résidentes d’une basse-cour !”  C’est pourquoi on va ensuite songer à proposer un espace de qualité.

 

 

La variété du parcours

 

L’espace ne suffit pas. Il est important que le parcours présente des milieux variés. Des surfaces enherbées pour pouvoir gratter et se gaver de verdure, des zones de terre sèche où prendre de bons bains de poussière et des zones de couvert pour se détendre à l’abri du danger. Les poules craignent terriblement les attaques aériennes. Elles ont besoin de se sentir en sécurité pour se reposer et éviter le stress.

Pour ce faire, une zone plantée d’arbustes sera la bienvenue. Non seulement, elle assurera le couvert mais également l’ombre en été, ce qui est un autre élément fondamental du parcours.

Un figuier, un forsythia, des cornouillers, des viornes, un pêcher, une vigne mêlée à un jasmin, voilà les couverts que mes poules apprécient chez moi, ainsi qu’une rangée d’arbres fruitiers mêlée de ronces chez le voisin. Mes poules naines apprécient également le massif de rosiers paysagers “The Fairy” sous lesquels elles adorent se glisser.

“D’une façon générale,” explique Christine Leterrier, “plus le milieu où vivent les poules est complexe et diversifié, plus il sera intéressant pour elles et stimulera leurs capacités.”

 

Un jeune coq sous le pommier

 

Sur un parcours aussi varié, les gallinacées trouveront facilement de quoi se nourrir : verdure et protéines animales. Mais il ne faut pas oublier de leur proposer également de l’eau fraîche fréquemment renouvelée dans des récipients propres.

“Outre ce que j’ai dit précédemment sur la diversité du parcours et son aménagement, j’insisterais sur la nécessité absolue de proposer aux animaux de l’ombre et de l’eau, en particulier en été. Car on l’oublie ou on l’ignore, mais les poules sont des oiseaux qui ne suent pas quand elles ont chaud. Elles ont donc beaucoup de mal à éliminer la chaleur sans eau et sans ombre,” ajoute Christine Leterrier.

 

Parcours : poule sous un figuier

 

Certains compensent le manque d’espace et de variété du parcours par l’ajout de structures destinées à amuser les poules : balançoires, jeux qui permettent d’obtenir de la nourriture, mini parcours pleins de surprises…

 

 

En conséquence, avant de prendre des poules chez vous, observez l’espace dont vous disposez, demandez-vous quels aménagements vous pouvez faire pour l’améliorer en ayant toujours en tête que quel que soit votre objectif, de bons oeufs frais de qualité ou des animaux épanouis (ou les deux !), il est essentiel de leur proposer un parcours suffisamment spacieux pour leur nombre, varié et stimulant. N’oubliez pas non plus qu’une poule ne doit pas vivre seule. Il ne sert à rien de vivre au paradis, si on y est seule : n’importe quelle poulette vous le dira…

 

Et vous, comment avez-vous aménagé le parcours de vos poules pour qu’elles s’y sentent bien ?

Toutes les citations de Madame Christine Leterrier sont extraite de l’article de la revue “Poules et jardin”  de juin – juillet – août 2015 : Qu’est-ce qui fait qu’une poule se sent bien dans sa basse-cour ?
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